M. Jean-Baptiste CORDIER, supérieur de 1783 à 1787

M. Jean-Baptiste CORDIER, supérieur de 1783 à 1787 : Le Précurseur

Il est le premier Lazariste arrivé au Liban en avril 1783 avec le Frère Bataille. Volney, célèbre orientaliste, nous a laissé un chaleureux témoignage des débuts d’Antoura sous le supériorat de M. Cordier : « Dans sa simplicité, la maison est propre ; et sa situation à mi-côte, les eaux qui arrosent ses vignes et ses muriers, sa vue sur le vallon qu’elle domine, et l’échappée qu’elle a sur la mer, en font un ermitage agréable. Les Lazaristes entretiennent, à Antoura, un supérieur curé et un frère lai qui desservent la maison avec autant de charité que d’honnêteté et de décence ».

Mgr. Louis GANDOLFI, supérieur de 1796 à 1825

Mgr. Louis GANDOLFI, supérieur de 1796 à 1825 : Le Monseigneur

Il est l’un des premiers Lazaristes arrivés au Levant en 1783. Il se trouve à Antoura à partir de 1796 où il restera seul jusqu’à sa mort en 1825. Nommé Evêque, puis délégué Apostolique de Syrie en 1807, il s’occupe de toutes les affaires entre Rome et les Eglises Orientales Catholiques (élection du patriarche maronite en 1809, second Synode de Louaizeh en 1818). Mgr. Gandolfi obtient la bienveillance et l’amitié de l’Emir Béchir II Chéhab devenant ainsi l’un des conseillers les plus proches du prince du Mont-Liban.

M. Antoine POUSSON, supérieur de 1826 à 1829
M. François LEROY, « L’homme au cœur de roi », fondateur du Collège d’Antoura, supérieur de 1830 à 1842
sup1830

M. François LEROY, « L’homme au cœur de roi », fondateur du Collège d’Antoura, supérieur de 1829 à 1842 : Le Fondateur

C’est un jeune séminariste de 19 ans qui arrive à Antoura en mai 1827. Il y sera ordonné prêtre en 1829. Homme de bien et de paix, « Abouna Francis » est consulté, chaque fois qu’un conflit surgit. Les fameuses voûtes du collège remontent à son mandat et portent actuellement son nom. A la fondation du Collège en 1834, il demande un confrère pour la direction des études afin de poursuivre son travail de missionnaire. En 1840, lors des troubles qui secouent la montagne, investi des pouvoirs de consul de France, il sauve 93 couvents et églises paroissiales en faisant hisser le drapeau français au-dessus de leurs clochers. 1841, il est nommé Visiteur de la province des Lazaristes de Syrie. Il réside à Alexandrie puis à Damas. Il participe activement à la fondation des maisons des Filles de la Charité à Alexandrie en 1843 et à Beyrouth en 1847. Lors des massacres de 1860, il fait évacuer les Filles de la Charité et les orphelins à leur charge, de Damas vers Beyrouth. De retour à Antoura, épuisé, il dit à M. Depeyre (7e supérieur du Collège) « Jamais je n’ai été si bien préparé à la mort » et ne tarde pas à mourir en juillet 1860. Ses obsèques imposantes sont célébrées dans le rite latin et dans le rite maronite.

M. François AMAYA, supérieur de 1843 à 1846

M. François AMAYA, supérieur de 1843 à 1846 : L’Espagnol

En 1843, M. Leroy désigne M. Amaya, supérieur de la maison de Tripoli qui le remplacera provisoirement dans ses fonctions de supérieur d’Antoura. Mais le séjour de M. Amaya se prolonge à Antoura plus ce que prévu. Il est le seul supérieur d’origine espagnole du Collège.

M. Antoine CROS, supérieur de 1846 à 1849

M. Antoine CROS, supérieur de 1846 à 1849 : Le Pédagogue

M. Cros est nommé supérieur d’Antoura en 1846. Il instaure une nouvelle orientation au Collège et demande à ses confrères de se concentrer en priorité sur l’enseignement. Sa politique contribuera à l’essor d’Antoura.

M. Antoine LADERRIERE, supérieur de 1849 à 1852

M. Antoine LADERRIERE, supérieur de 1849 à 1852 : Le Missionnaire.

Nommé plusieurs fois directeur entre 1839 et 1852. Il connait l’arabe et laisse une marque inoubliable chez tous ses élèves. Professeur remarquable, il contribuera à améliorer nettement l’enseignement de la langue française. Esprit juste et perspicace, il se soucie avant tout du progrès moral et intellectuel de ses élèves. Il reçoit du Pape Grégoire XVI en mai 1852 les reliques de Saint Caucilius, un des premiers martyrs chrétien de Rome (déposées dans la grande chapelle). Missionnaire zélé, il introduit la procession de la fête de Dieu, inconnue jusqu’alors au Liban.

M. Etienne DEPEYRE, supérieur de 1852 à 1866

M. Etienne DEPEYRE, supérieur de 1852 à 1866 : L’Homme de Fer

Durant ses deux mandats, M. Depeyre a à sa disposition un excellent corps professoral. Exigent et authentique, il fait régner une discipline ferme et vigilante et donne aux maitres et aux élèves l’exemple de la ponctualité et du travail. Il entreprend hâtivement de nouvelles constructions. Une aile seulement résistera aux séismes et au temps : le réfectoire, l’actuelle Salle Maransin.

M. Fréderic CAUQUIL, supérieur de 1866 à 1872

M. Fréderic CAUQUIL, supérieur de 1866 à 1872 : Le Bénévole

M. Jean-Antoine ROMAND, supérieur de 1872 à 1873

M. Jean-Antoine ROMAND, supérieur de 1872 à 1873 : L’Humble

M. Antoine DESTINO, supérieur de 1873 à 1877

M. Antoine DESTINO, supérieur de 1873 à 1877 : Le Visionnaire

M. Destino est nommé supérieur en 1873. Sous son mandat, le plan directeur de l’expansion du Collège est mis en place. La première pierre du bâtiment central en forme de U est posée en 1874.

M. Etienne DEPEYRE, supérieur de 1877 à 1879

M. Etienne DEPEYRE, supérieur de 1877 à 1879 : (Second Mandat)

M. Alphonse SALIEGE, M. Etienne DEPEYRE, supérieur de 1879 à 1911
sup1830

M. Alphonse SALIEGE, M. Etienne DEPEYRE, supérieur de 1879 à 1911 : Le Bâtisseur

Sous son mandat, le Collège prend sa forme actuelle et se dote de son emblème, la Tour en 1904. De nouvelles constructions voient le jour: Salle des fêtes (actuellement sale Delanuit) en 1882, 1883-1895 achèvement du bâtiment en forme de U, 1895 : inauguration de la grande chapelle, dédiée à l’Immaculée Conception, 1898 : construction de l’entrée principale, actuelle entrée d’honneur, 1902, construction de la deuxième salle des fêtes (actuellement Chez Bertrand). Grâce à M. Saliège, le « bâtisseur d’Antoura », le collège devient l’un des établissements éducatifs les plus prestigieux de l’empire Ottoman.

M. Ernest SARLOUTTE, supérieur de 1911 à 1944 : Le Combattant.
sup1830

M. Ernest SARLOUTTE, supérieur de 1911 à 1944 : Le Combattant

Avec son successeur, M. Sarloutte, le Collège continue de grandir. Mais la première guerre mondiale vient interrompre l’élan. En 1914, le gouvernement ottoman expulse les Lazaristes d’Antoura et transforme le Collège en orphelinat arménien. Les vagues de famines de 1915 et 1916 font des ravages, le Liban perd le tiers de sa population. A l’issue de la guerre, M. Sarloutte sera chargé par les autorités mandataires françaises de distribuer les vivres dans tout le Liban, en un mois, la famine était conjurée. Avec persévérance, le Collège redémarre en 1919 sous le Mandat Français. Le Collège se dote de nouvelles constructions, le théâtre (premier théâtre moderne du Liban) en 1925, un pavillon dédié aux arts (actuellement Chez Bertrand). Les programmes sont réorganisés et modernisés. M. Sarloutte maintient le Collège ouvert durant la seconde guerre mondiale. Plusieurs de ses élèves seront parmi les cadres les plus actifs du Liban et des États de la région.

M. Emile JOPPIN, supérieur de 1944 à 1955
sup1830

M. Emile JOPPIN, supérieur de 1944 à 1955 : L’Historien

M. Joppin arrive à Antoura en 1922 après des études en théologie. Il sera ordonné prêtre en 1927 dans la grande chapelle du Collège. Durant 22 ans, il sera le collaborateur dévoué du Père Sarloutte à qui il succède comme supérieur en 1944. Il permettra à des élèves défavorisés de faire de bonnes études et d’avoir accès à de belles carrières. Nous devons au Père Joppin un trésor inestimable : la première histoire du Collège d’Antoura. En 1955, il est nommé supérieur de la maison provinciale de Beyrouth. Il meurt en France en 1956.

M. Jean BERTRAND, supérieur de 1955 à 1963
sup1830

M. Jean BERTRAND, supérieur de 1955 à 1963 : Le Modernisateur

Alors qu’il est supérieur du Collège Saint Benoit d’Istanbul, M. Bertrand est nommé supérieur d’Antoura en 1955. Il se propose de développer la prospérité d’Antoura en l’adaptant aux exigences de la modernité. Il modernise les équipements et les programmes tout en assurant une formation pédagogique aux enseignants et inaugure le bâtiment des minimes, l’actuel bâtiment de l’école élémentaire.

M. Lucien MARANSIN, supérieur de 1946 à 1969
sup1830

M. Lucien MARANSIN, supérieur de 1946 à 1969 : Le Dernier Supérieur Français

Arrivé à Antoura en 1929 où il a passé toute sa vie, le Père Maransin est nommé supérieur en 1963. Grand amoureux des sports, il fait du collège un des pôles sportifs les plus actifs du Liban. Très bon, très proche des élèves, il les suivra de près jusqu’aux examens officiels. Après avoir eu un accident cardiaque en 1960, il fut alors secondé par le Père Naoum Atallah, qui lui succèdera comme supérieur.

M. Naoum ATALLAH, supérieur de 1969 à 1976
sup1969

M. Naoum ATALLAH, supérieur de 1969 à 1976 : Le Premier Supérieur Libanais

Pour la première fois, en 1969, un Lazaristes libanais, M. Naoum Atallah, est nommé supérieur du Collège. Un nouveau souffle est donné. Des structures modernes sont mises en place. Les programmes scolaires et les méthodes sont continuellement mis à jour et une attention particulière est portée aux activités sportives. Une nouvelle entrée officielle du Collège est inaugurée en 1971. Le bâtiment regroupe un grand hall d’entrée, les bureaux du secrétariat et un terrain de sport couvert.

M. Michel ATALLAH, supérieur de 1976 à 1983
sup1976

M. Michel ATALLAH, supérieur de 1976 à 1983

La guerre du Liban (1975-1990) provoquera un afflux d’élèves nouveaux à Antoura, attirés par la sécurité des lieux et la notoriété du Collège. Elle impose la mixité et la disparition de l’internat en 1982. Malgré le poids des évènements du Liban, la construction d’un bâtiment de la maternelle est entreprise en 1977.

M. Antoine ABBOUD, supérieur de 1983 à 1992
sup1976

M. Antoine ABBOUD, supérieur de 1983 à 1992

M. Michel ATALLAH, supérieur de 1992 à 1995
sup1976

M. Michel ATALLAH, supérieur de 1992 à 1995

M. Antoine-Pierre NAKAD, supérieur de 1995 à 2001
sup1976

M. Antoine-Pierre NAKAD, supérieur de 1995 à 2001

Il entreprend un vaste chantier de rénovations à partir de 1997. La façade du bâtiment en U est ravalée, de nouvelles classes sont créés au premier étage, des salles d’examens, d’informatique et de catéchèse sont installées dans les combles, la grande chapelle est restaurée à l’identique et en 1998, une salle d’archives est créée.

M. Jean SFEIR, supérieur de 2001 à 2008
sup1976

M. Jean SFEIR, supérieur de 2001 à 2008

De nouvelles constructions sont entreprises par M. Sfeir. Un nouveau bâtiment côté sud-est, destiné aux classes de 5e et 4e, est inauguré en 2005. On y trouve un parking au sous-sol, un préau, une salle de fête inachevée, le centre Lamartine (CDI du Collège), des laboratoires ainsi qu’une nouvelle salle de sport. En 2006, un centre sportif est aménagé dans les hangars.

M. Antoine-Pierre NAKAD, supérieur de 2008 à 2013
sup1976

M. Antoine-Pierre NAKAD, supérieur de 2008 à 2014

De nouvelles restaurations sont entreprises par M. Nakad en 2009. L’ancien Centre Lamartine devient « Chez Bertrand », la nouvelle cafeteria. En face, un jardin baptisé « Espace Saint Vincent » est aménagé. En 2010, le bâtiment de l’école maternelle est consolidé et rééquipé.

M. Semaan JAMIL, supérieur depuis 2013
sup1976

M. Semaan JAMIL, supérieur depuis 2013…