CINQUIEME DIMANCHE DU TEMPS PASCALQUATRIEME SEMAINE DU TEMPS PASCALTROISIEME DIMANCHE DE PÂQUESDIMANCHE DE PÂQUESDIMANCHE DES RAMEAUXCinquième Dimanche de Carême — Année CQuatrième Dimanche de Carême — Année CDeuxième Dimanche du Carême — Année C1er Dimanche de Carême — Année C7ème dimanche du temps ordinaire, Année C6ème dimanche du temps ordinaire, Année C5ème dimanche du temps ordinaire, Année C4ème dimanche du temps ordinaire, Année CDeuxième semaine du temps ordinaire, Année CLe Baptême du Seigneur, année C3ème Dimanche de l'Avent — Année C2ème Dimanche de l'Avent — Année C1er Dimanche de l'Avent — Année CNotre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l'Univers33ème dimanche du Temps Ordinaire — Année B32ème dimanche du Temps Ordinaire — Année B31ème dimanche du Temps Ordinaire — Année B30ème dimanche du Temps Ordinaire — Année B29ème dimanche du Temps Ordinaire — Année B

19 mai 2019

Jn 13(31-33a.34-35)


Evangile : « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres »
Au cours du dernier repas que Jésus prenait avec ses disciples,
quand Judas fut sorti du cénacle, Jésus déclara :
« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera ;
et il le glorifiera bientôt.
Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous.
Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres.
Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres.
À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

Méditation :

Le mot « nouveau » nous met de bonne humeur et nous réjouit le cœur car il est porteur de sens positif. Ainsi, un vêtement neuf, une vie nouvelle, un nouveau-né, un jour nouveau, une année nouvelle, voilà autant d’occasions pour se réjouir!

Et très souvent, ce qui est nouveau devient une « nouvelle », car la joie de la nouveauté veut se communiquer. Ainsi, l’Evangile est-il appelé « Bonne Nouvelle » précisément parce qu’il contient la nouveauté par excellence.

Dans les faits, le commandement de l’amour n’est pas devenu un commandement nouveau lorsque Jésus l’a formulé. Mais il est devenu un commandement nouveau lorsque, en mourant sur la Croix et en nous donnant l’Esprit Saint, Jésus nous rend, de fait, capables de nous aimer les uns les autres, infusant en nous l’amour qu’il a lui-même pour chacun de nous. Le commandement de Jésus est ainsi un vrai commandement nouveau au sens actif et dynamique, parce qu’il « renouvelle », il rend nouveau, il transforme et recrée tout.

Amen

12 mai 2019

Jn 10(27-30)


Evangile : « À mes brebis, je donne la vie éternelle »
En ce temps-là,
Jésus déclara :
« Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi,
nous sommes UN. »

Méditation :

Nous avons toujours la possibilité de suivre d’autres guides, d’autres gourous, et beaucoup se présentent à nous comme des «sauveurs providentiels».

On nous promet un corps parfait, sans ride, qui ne vieillit pas ; le bonheur instantané si nous achetons telle maison, telle voiture; le voyage de notre vie, la sécurité absolue, le placement en bourse qui nous procurera un avenir assuré.

Il est facile de nous laisser induire en erreur par les charlatans du bonheur, par les modes culturelles dernier cri, par les idéologies qui promettent beaucoup mais qui, en réalité, ne cherchent que leurs propres intérêts.

Le message de l’évangile d’aujourd’hui est clair : Jésus, bon pasteur, se propose comme guide et source de vie.

Tous les livres que j’ai lus ne m’ont pas donné autant de réconfort que le Psaume 23 : « Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien ; si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ; ton bâton me guide et me rassure ».

Amen

5 mai 2019

Jn 21(1-14)


Evangile : « Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson »
En ce temps-là,
Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
Jésus leur dit :
« Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.

Méditation :

Dans le court dialogue qu’ils auront après le repas, Jésus n’évoque pas le passé de Pierre, la fameuse nuit où pour trois fois il avait déclaré : « Je ne connais pas cet homme ! » Le mot pardon n’est même pas prononcé, et c’est en redisant trois fois son amour pour le Christ que Pierre se découvre pardonné, transfiguré, recréé par un amour gratuit.

Il ne pourra pas effacer sa chute, oublier sa faiblesse, mais désormais sa trahison ne reviendra plus à sa mémoire que sertie dans le pardon, reprise et lavée dans la miséricorde de Jésus. « Simon, Simon, j’ai prié pour toi, disait Jésus quelque heures avant de mourir, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu (converti), affermis tes frères » (Lc 22,31). C’est un homme tombé qui va devenir la pierre de fondation de l’Église. C’est un homme capable de lâcheté que le Ressuscité va établir pasteur de son propre troupeau. Pierre, le berger, ira lui aussi, jusqu’à donner sa vie pour le troupeau de Jésus.

Pourrons-nous donner notre « vie » à ces élèves qui n’attendent qu’un sourire, qu’un regard de miséricorde, sans jugement et sans reproche?

Amen

21 avril 2019

Jean 20(1-9)


Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Méditation :

Frères et sœurs, en ce matin de Pâques, nous entrons à notre tour dans le tombeau vide. Nous ne sommes pas essoufflés, peut-être parce que nous n’avons plus la force, ou le goût, ou le courage de chercher vraiment le Seigneur et de courir vers la bonne nouvelle. Et pourtant, dans la pierre du tombeau, la joie de Pâques nous attend, tous, tels que nous sommes et là où nous en sommes, tous, avec la pesanteur de nos existences, avec les mensonges de notre cœur, avec nos lassitudes et avec la petite flamme de notre espérance.

À tous, la joie du Ressuscité est promise ; mais c’est Lui qui la donne. On ne peut se donner à soi-même l’allégresse de Pâques, le bonheur de la vie de Dieu. On ne peut déposer en soi-même artificiellement la joie du Ressuscité, il faut la recevoir, en ouvrant les yeux, le cœur et les mains.

Amen

14 avril 2019

DIMANCHE DES RAMEAUX


Nous n’aimons pas trop le mot “Passion”.
Il nous fait même souvent peur,
parce qu’il est synonyme de grande souffrance.

Il est bien clair que nous ne devons pas minimiser
les souffrances du Christ,
gommer le moindre repli de son visage défiguré.
Mais pour bien vivre la Semaine Sainte,
nous ne devons pas la vivre seulement
comme la semaine de l’épreuve et de la souffrance.
Dans le projet de Dieu et dans l’obéissance du Christ,
cette semaine est celle de l’amour.
Que ce soit le dernier repas et le lavement des pieds,
la nuit au Jardin des Oliviers avant l’arrestation,
le pardon de Pierre qui l’a renié,
le dialogue avec le bon larron,
tout sur le chemin suivi par Jésus vers sa mort est amour,
service, don de soi, pardon.

La Croix n’est plus le sommet de l’horreur, elle est le sommet de l’amour qui se donne pour ceux qu’on aime.
L’amour de Dieu en Jésus Christ est créateur de vie, même lorsque la mort est au rendez-vous. Dans un cœur habité par le Christ, toutes les barrières qui sont mises comme entraves à la capacité d’aimer, de donner, de pardonner, sont pulvérisées, parce que son amour a été plus fort que toutes les morts qui restreignent et détruisent la vie de l’homme, la mort qu’est la violence, la mort qu’est l’injustice, la mort que sont l’exclusion, le mépris, la haine, la domination du fort sur le faible.

La Semaine Sainte est un grand message pour tous en un temps où l’on se replie beaucoup sur soi pour n’avoir pas à affronter la part de souffrance qu’il y a dans un véritable amour de l’autre. Sachons ajuster notre amour à celui du Christ qui éclate en lumière au matin de Pâques.

Bonne Semaine Sainte, chers frères et sœurs !

7 avril 2019

Jn 8(1-11)


Evangile : « Je suis la lumière du monde »
En ce temps-là,
Jésus s’en alla au mont des Oliviers.
Dès l’aurore, il retourna au Temple.
Comme tout le peuple venait à lui,
il s’assit et se mit à enseigner.
Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme
qu’on avait surprise en situation d’adultère.
Ils la mettent au milieu, et disent à Jésus :
« Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d’adultère.
Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné
de lapider ces femmes-là.
Et toi, que dis-tu ? »
Ils parlaient ainsi pour le mettre à l’épreuve, afin de pouvoir l’accuser.
Mais Jésus s’était baissé et, du doigt, il écrivait sur la terre.
Comme on persistait à l’interroger, il se redressa et leur dit :
« Celui d’entrevous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter une pierre. »
Il se baissa de nouveau et il écrivait sur la terre.
Eux, après avoir entendu cela, s’en allaient un par un, en commençant par les plus âgés.
Jésus resta seul avec la femme toujours là au milieu.
Il se redressa et lui demanda :
« Femme, où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ? »
Elle répondit :
« Personne, Seigneur. »
Et Jésus lui dit :
« Moi non plus, je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne pèche plus. »

Méditation :

Dans cet Evangile, il s’agit en fait, essentiellement, d’un acte et d’une parole de libération de la part de Jésus envers une femme pécheresse. Jésus délivre la femme de ses accusateurs et, une fois seul avec elle, il la délivre de sa propre auto-accusation et de sa culpabilité en lui disant « Moi non plus, je ne te condamne pas : va ».
Oui, le Dieu de Jésus ne nous condamne pas, il veut que nous vivions en plénitude.

La femme est alors libre d’aller, de vivre, parce que libérée du jugement d’autrui et de son propre jugement accusateur. Ce “va” de Jésus est semblable au “Déliez-le et laissez-le aller” de l’épisode de la résurrection de Lazare (Jn 11,44). La femme est délivrée du tombeau dans lequel on voulait l’enfermer. La vraie vie peut maintenant advenir. Aussi, peut-on dire que Jésus a vraiment ressuscité la femme en la libérant de ses accusateurs et de son auto-accusation. Ce faisant, elle est libre pour une vie nouvelle.
En fait, tous les accusateurs se sont éloignés. Ils ne sont plus que deux au milieu du cercle : la femme et Jésus, la misère et la miséricorde…

Amen

31 mars 2019

Luc 15(1-3.11-32)


Evangile : « Ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie »
En ce temps-là,
les publicains et les pécheurs
venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,
et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père :
‘Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.’
Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit :
‘Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai :
Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.
Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.’
Il se leva et s’en alla vers son père.
Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit :
‘Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.’
Mais le père dit à ses serviteurs :
‘Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.’
Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs.
Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit :
‘Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.’
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer.
Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père :
‘Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !’
Le père répondit :
‘Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé ! »

Méditation :

Dans cette parabole, le tort du fils aîné, c’est de se sentir frustré parce que son père fait miséricorde!

Pour Jésus, c’est le père qui est au centre de la parabole. Il laisse faire le plus jeune sans savoir jusqu’où il ira dans sa soif de plaisir. Le cadet est poussé par un besoin d’autonomie, et son père le laisse en prendre le risque: il ne veut pas être libre à la place de son fils. Mais il ne cesse pas d’attendre le retour du fils, parce qu’il ne cesse pas d’aimer. Ne plus l’avoir près de lui, c’est comme s’il était mort.

Le fils revenu, le père lui saute au cou et ne veut même pas écouter toute sa confession: l’attitude de son enfant lui parle plus que les paroles. Il organise une fête tout à fait proportionnée à son amour de père: « Il fallait bien festoyer et se réjouir, puisque ton frère que voilà était mort et il est revenu à la vie; il était perdu et il est retrouvé ! »

Pourquoi parlerions-nous de justice quand Dieu veut nous inculquer son parti pris de miséricorde? Pourquoi fermerions-nous notre cœur au frère qui revient, alors que son retour fait toute la joie de Dieu?

Amen

17 mars 2019

Luc 9(28b-36)


Evangile : « Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre »
Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,
et il gravit la montagne pour prier.
Pendant qu’il priait, l’aspect de son visage devint autre,
et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.
Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :
c’étaient Moïse et Élie, apparus dans la gloire.
Ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;
mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,
et les deux hommes à ses côtés.
Ces derniers s’éloignaient de lui,
quand Pierre dit à Jésus :
« Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il ne savait pas ce qu’il disait.
Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent.
Et, de la nuée, une voix se fit entendre :
« Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! »
Et pendant que la voix se faisait entendre, il n’y avait plus que Jésus, seul.
Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

Méditation :

Quoi de plus étonnant que le visage de Jésus soit devenu comme le soleil, puisqu’il était lui-même Le soleil ?

Nous entendons la voix du Seigneur, nous contemplons son visage resplendissant et nous devenons nous-mêmes comme le soleil. Car, c’est à son visage que nous reconnaissons quelqu’un : le reconnaître, c’est comme en être illuminés.

Ici, nous croyons en Lui, mais, là, nous le reconnaîtrons ; ici, nous comprenons dans la foi, mais, là, nous serons saisis. Ici, nous voyons comme dans un miroir, mais, là, nous verrons face à face ; irradiés par l’éclat de ce Soleil éternel, nous le reconnaîtrons tel qu’Il est, et la joie nous illuminera, car nous saisirons les paroles du Père : « Tu es mon fils (ma fille) bien-aimé(e) ! »

Amen

10 mars 2019

Luc 4(1-13)


Evangile : « Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté »
Après son baptême,
Jésus, rempli d’Esprit Saint,
quitta les bords du Jourdain ;
dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert
où, pendant quarante jours, il fut tenté par le diable.
Il ne mangea rien durant ces jours-là,
et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim.
Le diable lui dit alors :
« Si tu es Fils de Dieu,
ordonne à cette pierre de devenir du pain. »
Jésus répondit :
« Il est écrit :
L’homme ne vit pas seulement de pain. »
Alors le diable l’emmena plus haut et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre.
Il lui dit :
« Je te donnerai tout ce pouvoir et la gloire de ces royaumes,
car cela m’a été remis et je le donne à qui je veux.
Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela. »
Jésus lui répondit :
« Il est écrit :
C’est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à lui seul tu rendras un culte. »
Puis le diable le conduisit à Jérusalem, il le plaça au sommet du Temple et lui dit :
« Si tu es Fils de Dieu, d’ici jette-toi en bas ; car il est écrit :
Il donnera pour toi, à ses anges, l’ordre de te garder ; et encore :
Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
Jésus lui fit cette réponse :
« Il est dit :
Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentations, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé.

Méditation :

En nous donnant ce texte au début du carême, l’Eglise veut nous rappeler que la véritable conversion pour le chrétien est de se rappeler sa vocation et sa dignité de fils de Dieu. Jésus est Fils de Dieu non parce qu’il change des pierres en pain, ni parce qu’il peut se jeter dans le vide, ni parce qu’il est libre de rendre un culte à qui il veut. Être Fils de Dieu, ce n’est ni l’exaltation du “moi” ni la réalisation de notre désir de toute puissance. Mais Jésus accomplit son identité de Fils de Dieu en se nourrissant de la Parole de son Père, en ne mettant pas à l’épreuve celui en qui il a confiance, et en adorant son Père et Lui seul. Par son attitude, Jésus a accompli les Ecritures, et ainsi il a réalisé sa vocation et conforté son identité. Jésus a été affronté à la faim, à l’orgueil, au désir de pouvoir, à l’immédiateté, mais il est sorti vainqueur. Jésus avait reçu son identité par son baptême, et l’épreuve à vérifier qu’il avait bien accueilli et compris son identité et sa vocation comme don de son Père.

Être fils, c’est avant tout reconnaître que notre vie vient de Dieu, et
recevoir de lui notre subsistance.

Amen

24 février 2019

Luc 6(27-38)


Evangile : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux »
Jésus déclarait à ses disciples :
« Je vous le dis, à vous qui m’écoutez :
Aimez vos ennemis,
faites du bien à ceux qui vous haïssent.
Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent,
priez pour ceux qui vous calomnient.
À celui qui te frappe sur une joue,
présente l’autre joue.
À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment.
Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs en font autant.
Si vous prêtez à ceux dont vous espérez recevoir en retour, quelle reconnaissance méritez-vous ?
Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu’on leur rende l’équivalent.
Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour.
Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car lui, il est bon pour les ingrats et les méchants.

Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés.
Pardonnez, et vous serez pardonnés.
Donnez, et l’on vous donnera :
c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

Méditation :

Après les consignes sur l’amour sans frontières, Jésus en vient à parler de la non-violence, de la joue qu’il faut tendre, du manteau qu’il faut laisser prendre et des deux mille pas qu’il faut faire, c’est-à-dire du quart d’heure qu’il faut accepter de perdre avec une personne dans la joie ou la peine, avec ses frères en communauté, sous le regard de Jésus.

L’amour vrai consiste à faire vivre. C’est toujours une initiative, un amour qui commence le premier. Et c’est bien ainsi d’ailleurs que procède l’amour de Dieu, comme le souligne Jésus : “Aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien attendre en retour. Votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Très-Haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants”.

N’oublions jamais : plus nous aimons nos frères pour eux-mêmes, plus grandit en nous la ressemblance à notre Père. Amen!

Amen

17 février 2019

Luc 6,17(20-26)


Evangile : « Heureux les pauvres ! Quel malheur pour vous les riches ! »
Jésus descendit de la montagne avec les Douze
et s’arrêta sur un terrain plat.
Il y avait là un grand nombre de ses disciples,
et une grande multitude de gens
venus de toute la Judée, de Jérusalem,
et du littoral de Tyr et de Sidon.

Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :
« Heureux, vous les pauvres,
car le royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant,
car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent, quand ils insultent
et rejettent votre nom comme méprisable,
à cause du Fils de l’homme.

Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.

Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous !
C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

Méditation :

Malheureux le riche, car, pour Jésus, celui qui n’attend plus rien de Dieu a déjà refermé les mains sur son avoir et a mis toute sa consolation dans une sécurité matérielle. Être riche, selon Jésus, c’est n’avoir plus en soi cet espace de désir que seul Dieu peut combler.

Par contre, “Heureux vous, les pauvres !”, dit Jésus, car la pauvreté ouvre le cœur aux dons de Dieu. Celle-là, et celle-là seule, est source de vraie joie.

Heureux, malheureux, nous sommes tout cela à la fois; mais chacune de nos misères n’est que l’envers d’une Béatitude que Jésus nous offre. Pour la recevoir, il suffit de remettre notre cœur en Lui, en son amour.

Amen

10 février 2019

Luc 5(1-11)


Dla foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth.
Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets.
Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage.
Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules.
Quand il eut fini de parler, il dit à Simon :
« Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. »
Simon lui répondit :
« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. »
Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer.
Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider.
Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient.
à cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant :
« Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. »
En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon.
Jésus dit à Simon :
« Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. »
Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent.

Méditation :

Pour se révéler à nous et nous appeler à sa mission, Dieu n’essaie pas d’éblouir directement notre intelligence. Il brise d’abord notre cœur. Comme le disait un auteur spirituel contemporain : « La première lueur que nous apercevons de Dieu est la ténèbre de notre misère ».
(André Louf, Seul l’amour suffirait, 1982, p.121)

Pierre veut que Jésus s’éloigne de lui, or c’est tout à fait le contraire qui arrive : Jésus l’appelle à une mission au-delà de ses capacités humaines, une mission dont cette pêche d’aujourd’hui n’est qu’un acte prophétique.

C’est cela le mystère de notre réussite, de notre réussite « selon Dieu » : nous devons d’abord avoir fait l’expérience de notre échec. Nous devons avoir peiné, comme Pierre, toute la nuit « pour rien ».
Ensuite, nous pouvons faire confiance à Dieu, car nous n’avons plus rien à perdre. Nous ne pouvons plus qu’agir « sur sa parole » et reconnaître d’avoir besoin de son salut, car c’est Lui qui nous sauve, c’est Lui qui nous donne la vie, au-delà de nos forces, au-delà de nos attentes.

Amen

3 février 2019

Luc 4(21-30)


Evangile : « Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé aux seuls Juifs »
Dans la synagogue de Nazareth, après la lecture du livre d’Isaïe, Jésus déclara :
« Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre »
Tous lui rendaient témoignage et s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche.
Ils se disaient :
« N’est-ce pas là le fils de Joseph ? »
Mais il leur dit :
« Sûrement vous allez me citer le dicton :
‘Médecin, guéris-toi toi-même’, et me dire :
‘Nous avons appris tout ce qui s’est passé à Capharnaüm :
fais donc de même ici dans ton lieu d’origine !’ »
Puis il ajouta :
« Amen, je vous le dis :
aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays..
En vérité, je vous le dis :
Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon,
chez une veuve étrangère.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ;
et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. »

À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

Méditation :

Aujourd’hui beaucoup de catholiques quittent l’Église et s’éloignent de Jésus Christ. Pourquoi ces rejets ? Au moins trois raisons. La première est la même que celle des nazaréens qui veulent bien être religieux si la religion leur est avantageuse mais sans se convertir. Nous sommes peu intéressés d’être libérés de nos esclavages, de nos péchés, de nos égoïsmes…Quant à croire en la Résurrection donc à l’activité actuelle de Jésus dans nos vies, cela reste toujours une folie et un scandale. Une autre raison, c’est la faiblesse et les péchés de certains membres de l’Église.

L’évangélisation suppose un “être-avec” Jésus avant la proclamation d’un message à diffuser. Et c’est dans la vie commune des témoins que la reconnaissance de Jésus va se faire ou non. Cet “être–avec” Jésus n’est pas un privilège ou un refuge. C’est un temps d’épreuve. Le nôtre.

Sommes-nous capables d’entendre et accueillir une parole neuve et décapante, mais qui peut véritablement nous faire vivre ?

20 Janvier 2019

Jean 2(1-11)

Evangile : « Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée »
il y eut un mariage à Cana de Galilée.
La mère de Jésus était là.
Jésus aussi avait été invité au mariage
avec ses disciples.
Or, on manqua de vin.
La mère de Jésus lui dit :
« Ils n’ont pas de vin. »
Jésus lui répond :
« Femme, que me veux-tu ?
Mon heure n’est pas encore venue. »
Sa mère dit à ceux qui servaient :
« Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Or, il y avait là six jarres de pierre
pour les purifications rituelles des Juifs ;
chacune contenait deux à trois mesures,
(c’est-à-dire environ cent litres).
Jésus dit à ceux qui servaient :
« Remplissez d’eau les jarres. »
Et ils les remplirent jusqu’au bord.
Il leur dit :
« Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. »
Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin.
Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau.
Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit :
« Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon.
Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. »

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit.
C’était à Cana de Galilée.
Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Méditation :

Chers amis, pouvons-nous associer le Seigneur Jésus à chacune de nos circonstances? Serait-Il toujours prêt et disposé à prendre part à nos fêtes de famille et à nos divertissements? Lui seul pourra nous procurer la vraie joie dont le vin est l’image dans la Parole.

La manière de l’homme est de servir “le bon vin en premier” (v. 10). Il se hâte dès sa jeunesse de profiter de tout ce que peut offrir la vie. Car avec l’âge, peu à peu, viendront les soucis, les chagrins, le déclin, la mort. Le meilleur vin a été tiré le premier. Jésus agit autrement. Il a réservé aux siens des joies éternelles sans comparaison possible avec les vains bonheurs d’ici-bas.

Mais à chacun de nous de savoir demeurer référé à la Parole du Seigneur ; l’action de Marie tout au long de sa vie, de son existence, a été conforme à cette déclaration “Je suis la servante du Seigneur”, elle qui nous dit : “Faites tout ce qu’Il vous dira”…

13 Janvier 2019

Luc 3(15-16.21-22)

Evangile : « Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit »
le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,
et tous se demandaient en eux-mêmes
si Jean n’était pas le Christ.
Jean s’adressa alors à tous :
« Moi, je vous baptise avec de l’eau ;
mais il vient, celui qui est plus fort que moi.
Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »

Comme tout le peuple se faisait baptiser
et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,
le ciel s’ouvrit.
L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,
descendit sur Jésus,
et il y eut une voix venant du ciel :
« Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi, je trouve ma joie. »

Méditation :

La révélation céleste se produisit pendant que Jésus priait. La prière est l’intermédiaire efficace entre le ciel et la terre, entre le Père et son Fils. C’est aussi pendant qu’il priait que Jésus fut glorifié sur la montagne sainte, et qu’il reçut de Dieu son Père le même témoignage : “Tu es mon Fils bien-aimé”.
Ces paroles prennent tout leur sens et doivent nous conduire à une certitude : l’Evangéliste nous fait entrer dans le mystère de la filiation divine, ce mystère de la filiation qui a commencé par Jésus-Christ et qui se poursuit toutes les fois qu’un individu naît à la foi. Depuis la nouvelle alliance, l’Esprit de Dieu ne se contente plus de planer sur le monde, de loin, mais nous fait entrer dans la communion divine et fait de nous des fils et des filles de Dieu. Amen!

16 Décembre 2018

Luc 3(10-18)

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean
lui demandaient :
« Que devons-nous faire ? »
Jean leur répondait :
« Celui qui a deux vêtements,
qu’il partage avec celui qui n’en a pas ;
et celui qui a de quoi manger,
qu’il fasse de même ! »
Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
vinrent aussi pour être baptisés ;
ils lui dirent :
« Maître, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit :
« N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. »
Des soldats lui demandèrent à leur tour :
« Et nous, que devons-nous faire ? »
Il leur répondit :
« Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. »
Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ.
Jean s’adressa alors à tous :
« Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi.
Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »
Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

Méditation :

Que retenir donc de l’évangile de ce jour? Il existe une tension entre le travail magnifique du Baptiste et les limites de ce travail, et donc l’appel à une force beaucoup plus grande pour transformer les cœurs : l’Esprit Saint, qui, répandu dans le monde, ne pourra pleinement agir sans nous !

L’histoire de Jean-Baptiste, c’est la nôtre. Certains jours, nous regardons nos enfants, nos élèves, nos employés, nos amis, et nous nous disons : nous avons quand même fait du bon travail. Mais d’autres jours, tout ce beau monde prend des chemins différents et notre milieu semble pire qu’avant, et, à ce moment, nous nous disons : qu’avons-nous laissé, sinon pas grand-chose ?! L’évangile nous rappelle ceci : “C’est vrai, Dieu seul peut transformer en profondeur le cœur humain, pas nous”.

9 Décembre 2018

Luc 3(1-6)

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère,
Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée,
Hérode étant alors au pouvoir en Galilée,
son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide,
Lysanias en Abilène,
les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie.
Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète :
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.

Méditation :

Au moment de se mettre en route vers Noël il faut reprendre la juste mesure des choses : au cœur de la grande histoire du monde dont nous voyons chaque jour les multiples dangers, et comme dans nos histoires personnelles si souvent traversées de questions, de doutes, d’épreuves, il y a la présence active du Seigneur qui est toujours en train de venir au-devant de nos attentes. Nous l’attendons mais il est déjà en chemin ; nous le prions mais il est déjà dans notre prière.

Avent signifie que le Seigneur vient. Ce temps préparatoire à la Nativité du Sauveur est donné pour que chacun de nous s’éveille à la prévenance de Dieu. Veillons et prions en ouvrant nos cœurs à l’Amour incarné !

2 Décembre 2018

Luc 21(25-28.34-36)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles.
Sur terre, les nations seront affolées et désemparées
par le fracas de la mer et des flots.
 Les hommes mourront de peur dans l’attente de ce qui doit arriver au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées.
Alors, on verra le Fils de l’homme venir dans une nuée, avec puissance et grande gloire.
Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche.
Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste comme un filet ; il s’abattra, en effet, sur tous les habitants de la terre entière.
Restez éveillés et priez en tout temps :
ainsi vous aurez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme. »

Méditation :

“Une voix crie”. Qui va l’entendre? Nous sommes dans le désert où Il n’y a personne. Personne ne va s’approcher pour entendre. C’est la voix qui va se déplacer, c’est la voix qui va se chercher un auditeur, une auditrice. C’est la voix, cette voix que j’entends maintenant, cette voix qui me tombe dessus et qui me remue, qui me dérange, qui dérange mon confort. Cette voix, c’est Jésus qui me dit qu’il vient lui-même.

Ce que cette parole suscite, c’est un déplacement, un mouvement, et pas seulement dans l’ordre du comportement ou de la morale. La parole reçue suscite notre propre parole, notre propre “heureuse annonce” : le Seigneur vient afin que l’heureuse annonce se déclenche en moi, et ne s’arrête plus. Car “toute chair a besoin de voir le salut de Dieu”. Toute notre mission tient là : nous laisser enfanter par la parole pour une annonce. ”
Amen !

Viens, Seigneur Jésus ! (Apoc. 22 / 20)

25 Novembre 2018

Jean 18(33b-37)

Pilate appela Jésus et lui dit :
« Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda :
« Dis-tu cela de toi-même,
ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit :
« Est-ce que je suis juif, moi ?
Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi :
qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara :
« Ma royauté n’est pas de ce monde ;
si ma royauté était de ce monde,
j’aurais des gardes qui se seraient battus
pour que je ne sois pas livré aux Juifs.
En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit :
« Alors, tu es roi ? »
Jésus répondit :
« C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci :
rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »

Méditation :

Jésus-Christ n’exerce pas la royauté en utilisant la violence. Il détient l’autorité qui repose sur la vérité.Aujourd’hui, nous ne voyons pas toujours la victoire de la vérité sur la violence. Mais parce que Jésus-Christ est Dieu, nous savons que la vérité restera quand tout aura disparu. Oui, dans ce combat entre la violence et la vérité, à la fin, c’est la vérité qui gagnera.

La fête du Christ Roi donne l’orientation de la première partie de l’Avent qui nous invite à ranimer notre espérance en la venue prochaine de Notre Seigneur Jésus-Christ. L’Église nous invite à accueillir Jésus comme notre roi intérieur pour que, dans l’amour, Il mène notre vie à son accomplissement.

Prière : Seigneur Jésus, règne dans nos cœurs afin qu’ils soient humbles et doux comme le tien. Aide-nous à aimer sans attendre de récompense !

Amen !

18 Novembre 2018

Marc 13(24-32)

Evangile : « Il rassemblera les élus des quatre coins du monde »
Jésus parlait à ses disciples de sa venue :
« En ces jours-là, après une grande détresse, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées.
Alors on verra le Fils de l’homme venir dans les nuées avec grande puissance et avec gloire.
Il enverra les anges pour rassembler les élus des quatre coins du monde, depuis l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.Laissez-vous instruire par la comparaison du figuier :
dès que ses branches deviennent tendres et que sortent les feuilles, vous savez que l’été est proche.
De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte.
Amen, je vous le dis :
cette génération ne passera pas avant que tout cela n’arrive.
Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas.
Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais seulement le Père. »

Méditation :

Dans cet Evangile, Marc n’évoque ni punition, ni condamnation, mais il parle de la réalisation d’un grand rêve : la venue du Christ. Le thème fondamental de ce texte n’est donc pas la fin du monde mais l’arrivée du Fils de l’homme qui vient nous sauver. C’est la réponse du Père à notre prière : “Que ton règne vienne…”.Il y a des personnes qui semblent destinées à avoir peur toute leur vie. Il existe des gouvernements qui passent leur temps à faire peur aux gens, pour leur dire ensuite : “Votez pour nous et nous vous protègerons”. Certains chefs religieux utilisent la peur pour mieux contrôler leurs partisans.

La parole de Dieu aujourd’hui est une invitation non à la peur mais à l’espérance !

Et nous? Témoignons-nous de cette espérance dans notre vie?

Prière : Viens Seigneur Jésus …

11 Novembre 2018

Marc 12(38-44)

Evangile : « Cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres »
En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait aux foules :
« Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat
et qui aiment les salutations sur les places publiques,
les sièges d’honneur dans les synagogues,
et les places d’honneur dans les dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières :
ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent.
Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara :
« Amen, je vous le dis :
cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence :
elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

Méditation :

Notre société, encore plus que du temps de Jésus est tellement envoûtée par le concept d’«image».Dans cet Évangile, la pauvre veuve a donné à Dieu sa dernière assurance : elle a su affronter le risque du manque, elle n’a pas eu peur de sa pauvreté. Elle a tout donné et c’est cela surtout qui a touché la personne de Jésus, Lui, qui, un jour, un vendredi, offrira sa vie sur la croix pour elle et pour chacun de nous, dans un geste d’abandon total entre les mains du Père qui, seul, pouvait prendre soin de Lui. La foi de la veuve lui disait que Dieu l’aimait aussi !

Et nous ? Parfois nous sommes dépourvus d’atouts -de santé ou d’amitié- pour poursuivre notre route dans la vie. Mais la veuve de l’Évangile nous montre le vrai chemin : reconnaître notre pauvreté, la présenter au Seigneur et nous mettre au service de la famille et des élèves qui nous attendent tels que nous sommes, malgré nos faiblesses, tels que Dieu nous voit et…
nous aime!

4 Novembre 2018

Marc 12(28b-34)

Evangile : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain »
un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle :
« Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrête et dit :
« Appelez-le. »
On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :
« Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
L’aveugle lui dit :
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Et Jésus lui dit :
« Va, ta foi t’a sauvé. »
Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

Méditation :

Être chrétien c’est vivre l’amour du Christ. Jésus était toujours en relation avec son Père et faisait sa volonté ; Il a aimé ses prochains jusqu’à donner sa vie pour eux. Saint Pierre résume la vie de Jésus en disant : « là où il passait, il faisait le bien. » (Ac 10,38)
Dans les évangiles nous admirons de quelle manière le Christ regarde ceux et celles qu’Il rencontre : jamais avec le regard d’en haut qui anéantit l’amour ; jamais avec le regard qui voit d’abord la faiblesse, la faute ou le péché ; jamais avec le regard critique qui détruit ou le regard jaloux qui envie.
Comment puis-je commencer à aimer comme Jésus ? En vérité, c’est lorsque je commence à me sentir aimé/e et aimé/e gratuitement !
Prière : Seigneur aide-moi à retrouver le goût d’aimer à ta manière ! Fais que là où je passe durant cette année 2018-2019, je fasse le bien !Amen !

28 Octobre 2018

Marc 10(46-52)

Evangile : « Rabbouni, que je retrouve la vue »
tandis que Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse, le fils de Timée, Bartimée, un aveugle qui mendiait, était assis au bord du chemin.
Quand il entendit que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier :
« Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ! »
Beaucoup de gens le rabrouaient pour le faire taire, mais il criait de plus belle :
« Fils de David, prends pitié de moi ! »
Jésus s’arrête et dit :
« Appelez-le. »
On appelle donc l’aveugle, et on lui dit :
« Confiance, lève-toi ; il t’appelle. »
L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus.
Prenant la parole, Jésus lui dit :
« Que veux-tu que je fasse pour toi ? »
L’aveugle lui dit :
« Rabbouni, que je retrouve la vue ! »
Et Jésus lui dit :
« Va, ta foi t’a sauvé. »
Aussitôt l’homme retrouva la vue, et il suivait Jésus sur le chemin.

Méditation :

Au bord de la route, Bartimée, l’exclu de la société par excellence, lui, l’aveugle, “voit” qui est Jésus. À son appel, le Christ s’arrête et prend le temps d’aller à sa rencontre, de l’écouter, de le guérir et de l’aimer en dévoilant la face miséricordieuse du Père.J’imagine Jésus s’arrêtant sur les bords de ma vie, moi le petit, le pauvre, l’expulsé parfois, et disant de moi: “Appelez-la ici ! Appelez-le ici !”
Puis, m’interrogeant :
“Que veux-tu que je fasse pour toi? ”Comment pourrais-je répondre ?Seigneur, aide-moi à quitter mon confort, ma sécurité, pour aller à ta rencontre, dans ma famille, dans les élèves qui me sont confiés, et surtout les plus démotivés d’entre eux.
Amen !

21 Octobre 2018

Marc 10(35-45)

Evangile : « Le Fils de l’homme est venu donner sa vie en rançon pour la multitude »
Jacques et Jean, les fils de Zébédée,
s’approchent de Jésus et lui disent :
« Maître, ce que nous allons te demander,
nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit :
« Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent :
« Donne-nous de siéger,
l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ta gloire. »
Jésus leur dit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent :
« Nous le pouvons. »
Jésus leur dit :
« La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »
Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit :
« Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Méditation :

Siéger à la droite ou à la gauche de Jésus revient au Père.Jésus essaie de nous empêcher de tomber dans la tentation de nous projeter vers l’avenir : Il voudrait que nous soyons attentifs au moment opportun (« kairos ») pour nous ouvrir au don de Dieu. En effet, notre place dans le Royaume est un don à accueillir. Or, si c’est un don, cela signifie que l’homme n’en a pas la maîtrise.

Dans ce texte, Jacques et Jean demandent à Jésus de siéger à sa droite et à sa gauche, dans une position de gouvernants et de vainqueurs.

Cela ne se passera pas tout à fait comme ça : ils ne le savent pas encore, mais il y en aura bien deux qui vont être à la droite et à la gauche de Jésus : ce seront les deux brigands (ou larrons ?) sur la croix. Le brigand à la droite du Christ (Luc 23, 40-43) a su accueillir le don du Royaume en reconnaissant sa petitesse devant l’amour gratuit de Dieu !

Et nous, chers lecteurs? Puissions-nous devenir petits pour que nos élèves grandissent dans l’Amour !…

Amen !